L'Université d'État des Sciences humaines de Moscou engage, sur une base régulière des jeunes hommes qui font quelques travaux, de la maintenance sur le campus. Ces ouvriers résident dans les mêmes résidences que nous. Durant les deux dernières semaines, nous avons partagé le corpus 4 avec des Ukrainiens. Au fil des jours et des longues soirées à jaser dans les escaliers, nous avons tous fini par nous connaitre un peu.
Hier, c'était leur dernière soirée sur le campus. Leur contrat était fini, ils changeaient d'endroit. Ils nous donc inviter à les rejoindre dans la cuisine du sixième étage pour prendre un dernier verre... J'arrive donc vers 9h dans ladite cuisine pour y trouver des zakouski (du poisson frit, du jambon, du pain, du gâteau, du chocolat, etc.) et des bouteilles de vodka. Beaucoup de bouteilles. C'est simple, pour leur dernière soirée, ils reçoivent comme des rois! Dès que je m'assois, Serioja (Serguei) me montre qu'il a de la vodka de son pays et qu'elle est bien meilleure que la vodka russe (je confirme, la vodka ukrainienne est très bonne). Tous les autres invités sont arrivés. Que la fête commence!
On parle presque exclusivement en russe, Sacha (Aleksandr) s'assure qu'on ne manque de rien et surtout qu'on goute à tout. On découvre des nouvelles traditions. Par exemple, on peut sentir du pain après avoir bu de la vodka. Puisqu'à chaque verre de vodka on doit faire un toast, Génia (Evgénie) nous explique que les cinq premiers toasts ont leur signification particulière. En faisant beaucoup de gestes, on en s'expliquant autrement, notre vocabulaire s'agrandit de quelques mots et on finit par se faire comprendre! Ils sont très patients et semblent fiers de notre progrès!
Hier, malgré leur pauvreté, nos trois Ukrainiens nous ont reçus comme des rois. Tout partager, peu importe le niveau de vie, est tout à fait normal ici. C'est un caractère typiquement slave.
Hier, malgré nos phrases toutes croches et notre faible vocabulaire on s'est fait comprendre. J'ai senti que le mur de la langue est sur le point de tombée.
Hier, j'ai passé une soirée incroyable.
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dimanche 24 octobre 2010
samedi 2 octobre 2010
Sortie à la Russe
Hier, petite soirée qui s'annonçait, pour moi, tranquille. Je pensais que j'allais souper, prendre un verre ou deux avec les amis et finir la soirée à lire ou à écouter des vidéos sur internet. Les obchijetiéiens (nouveau mot pour gens des résidences, obchijétié veux dire en russe, résidence) avaient une idée en tête : sortir jusqu'aux petites heures. J'étais plus ou moins chaud à l'idée, j'était fatigué et avait plus ou moins le gout d'aller me défouler sur le dancefloor. Quelques coupes de champagne cheaps m'ont convaincu que sortir était la meilleure option pour la soirée.
Minuit, on sort nos aptitudes de berger et on essaie d'amener le troupeau de gens à l'extérieur. Minuit 20, chose faite, on se dirige vers le bar. Premier (et seul arrêt), le petit kiosque qui vend de la bière et du tabac. Cigarettes pour certain, bières de route pour d'autre dont moi. Puisque boire dans la rue n’est aucunement illégal en Russie, c'est sans inquiétudes que je prends ma Baltika 7, tout en marchant sur la rue. Quelques minutes avant le bar, on se sépare en plusieurs petits groupes. Les doormen aiment pas ça quand on arrive 10 en même temps, donc on se divise en couple ou en trio.
« Alors, on danse» rien à dire de plus. La musique est bonne, on a du fun! On s'est trouvé une table qui sert d'oasis de repos et de « spot » pour commander nos boissons à la table. On est assis avec deux Russes inconnus, sympathiques mêmes si la musique enterre ce qu'on dit on essaie de communiquer avec plus ou moins de succès.
La soirée se poursuit, une pipe à chicha trône maintenant sur la table, quelques « pofs » de tabac aromatisé puis on retourne danser.
4 h, on est tanné, on décide de s'en aller. Étant donné que tout le monde payait les drinks à la table et donc que notre serveur ne faisait qu'une facture, chercher qui a bu quoi a été assez compliqué: certains sont partis plus tôt, d'autre on oublié, etc. On réussit à payer nos verres et à donner un pourboire. La gang est presque toute partie, moi je reste et danse encore un peu avec les survivants. 4h30, on a faim. On se dirige tranquillement vers l'université, on passe devant le McDo, déjà y'a une file au comptoir expresse (genre de service à volant, mais pour les gens à pied). Je fais la file et me dis qu'un krotchka kartochka serait meilleur (c'est un genre de patate au four garnie: une dizaine de garnitures au choix. Très bon pour combler une fringale). J'me rends au kiosque: fermé. Déception, je retourne au McDo et commande un genre de Mcmatin, ça comble ma faim postdanse. Le ventre plein, je retourne à l'université avec les derniers debout. 5h30, les excès de la soirée me rattrape, je tombe de fatigue.
Minuit, on sort nos aptitudes de berger et on essaie d'amener le troupeau de gens à l'extérieur. Minuit 20, chose faite, on se dirige vers le bar. Premier (et seul arrêt), le petit kiosque qui vend de la bière et du tabac. Cigarettes pour certain, bières de route pour d'autre dont moi. Puisque boire dans la rue n’est aucunement illégal en Russie, c'est sans inquiétudes que je prends ma Baltika 7, tout en marchant sur la rue. Quelques minutes avant le bar, on se sépare en plusieurs petits groupes. Les doormen aiment pas ça quand on arrive 10 en même temps, donc on se divise en couple ou en trio.
« Alors, on danse» rien à dire de plus. La musique est bonne, on a du fun! On s'est trouvé une table qui sert d'oasis de repos et de « spot » pour commander nos boissons à la table. On est assis avec deux Russes inconnus, sympathiques mêmes si la musique enterre ce qu'on dit on essaie de communiquer avec plus ou moins de succès.
La soirée se poursuit, une pipe à chicha trône maintenant sur la table, quelques « pofs » de tabac aromatisé puis on retourne danser.
4 h, on est tanné, on décide de s'en aller. Étant donné que tout le monde payait les drinks à la table et donc que notre serveur ne faisait qu'une facture, chercher qui a bu quoi a été assez compliqué: certains sont partis plus tôt, d'autre on oublié, etc. On réussit à payer nos verres et à donner un pourboire. La gang est presque toute partie, moi je reste et danse encore un peu avec les survivants. 4h30, on a faim. On se dirige tranquillement vers l'université, on passe devant le McDo, déjà y'a une file au comptoir expresse (genre de service à volant, mais pour les gens à pied). Je fais la file et me dis qu'un krotchka kartochka serait meilleur (c'est un genre de patate au four garnie: une dizaine de garnitures au choix. Très bon pour combler une fringale). J'me rends au kiosque: fermé. Déception, je retourne au McDo et commande un genre de Mcmatin, ça comble ma faim postdanse. Le ventre plein, je retourne à l'université avec les derniers debout. 5h30, les excès de la soirée me rattrape, je tombe de fatigue.
lundi 20 septembre 2010
Sur l'art de trouver un local...
Rencontrer un enseignant peut être tout qu'une aventure. Ce matin, les filles et moi avons rendez-vous avec notre futur professeur de politique russe postsoviétique. On commence par se rendre au corpus principal d'où, on pense, nous allons trouver le local dudit professeur. On se dit que ça va être facile puisque Ekaterina (la responsable du Centre Moscou-Québec) nous a donné, la veille, un papier avec le nom du professeur, son local et ses disponibilités. Maylina dit que le local est dans le Corpus 5, alors on tente de trouver l'accès au corpus 5 du corpus principal. On ne trouve rien, redescend dans le hall, Christina dit qu'elle a vu des flèches qui indiquait que le corpus 5 n'était pas dans le pavillon principal, alors on sort, suit les flèches, arrive devant le Corpus 5. Trois portes s'offrent à nous.
Trois portes lugubres serait plus exact. On rentre par la moins louche, on descend quelques marches qui débouchent à un genre de sous-sol avec une dizaine de pièces vides. On comprend rapidement que ce n'est pas là.
On remonte, décidons que la porte la plus à gauche à l'air beaucoup plus invitante. Des marches qui montent, déjà ça semble plus prometteur. Le numéro écrit sur le papier (que je tiens dans mes mains tout le long du trajet) est 424, alors on se dit qu'il faut se rendre au quatrième. Quelques volées de marches plus tard, le quatrième, une porte d'apparence porte blindé et une autre en verre et rien d'autre, on s'approche de la porte de verre pour l'ouvrir et une femme l'ouvre juste avant. Elle nous regarde, on essaie de s'expliquer du mieux que notre médiocre niveau de russe nous le permet. Elle finit par hausser les épaules et nous pointer la porte blindée. On s'en approche, même chose, elle s'ouvre avant qu'on puisse cogner. On rentre, à l'intérieur c'est un genre de bureau/compagnie qui n'a (en apparence) rien à voir avec l'université. On dit le nom du professeur à la première personne qu'on croise, même réaction, regard suspicieux et on nous montre la porte.
Troisième porte! On monte jusqu'au quatrième, étage vide qui semble en rénovation, on se promène, on fouille, on redescend par un autre escalier en essayant de garder notre calme contre le foutu corpus 5. Nouvel étage, même image: locaux en rénovation, même action:on fouine. Tout content, on voit un papier sur une porte qui dit en gros: "Corpus 5 faculté d'Histoire par là" On monte, on descend, on retombe sur l'étage bizarre avec la porte blindée et la porte de verre. Demi-tour, on remonte, on redescend, tourne à gauche, à droite, descend jusqu'au premier. Yé un garde, on espère qu'il va nous pouvoir nous aider. Je lui dis le nom du professeur, il nous répond de manière "polie " d'allez voir ailleurs...Même ritournelle: monte, descends, etc. ad nauseam. Ouvre une porte, le même garde amical qui ne nous trouve pas du tout sympathique, nous dit encore plus poliment de foutre le camp. Ce qu'on fait.
Marie-Hélène croit avoir entendu que l'entrée du Corpus 5 est à l'extérieur de l'enceinte alors on sort, marche arrive devant le Corpus 5 mais à l'extérieur première porte: Danger le garde affable est là. Tanné, essoufflé, je demande à Maylina "où est-ce qu'elle a vu que le local 424 était au Corpus 5?"
-"regarde c'est écrit sur le papier!"
-Où ça?!
-....
Elle a cru voir le Corpus 5 sur le papier alors que ce n'était visiblement pas le cas. Pour sa défense, ni Christina, ni Marie-Hélène, ni moi n’avons pris l'initiative de relire, ou contre vérifier ce qu'elle disait et surtout on s'est tous entêtés à trouver le foutu local.
Mort de rire, on prend une pause milk-shake. On décide de retourner au Corpus principal, se disant que le local du prof' doit bien y être. Quatrième étage, on se promène quelques secondes le temps de comprendre l'ordre des portes, seconde porte à droite! ENFIN! Le local 424!
Trois portes lugubres serait plus exact. On rentre par la moins louche, on descend quelques marches qui débouchent à un genre de sous-sol avec une dizaine de pièces vides. On comprend rapidement que ce n'est pas là.
On remonte, décidons que la porte la plus à gauche à l'air beaucoup plus invitante. Des marches qui montent, déjà ça semble plus prometteur. Le numéro écrit sur le papier (que je tiens dans mes mains tout le long du trajet) est 424, alors on se dit qu'il faut se rendre au quatrième. Quelques volées de marches plus tard, le quatrième, une porte d'apparence porte blindé et une autre en verre et rien d'autre, on s'approche de la porte de verre pour l'ouvrir et une femme l'ouvre juste avant. Elle nous regarde, on essaie de s'expliquer du mieux que notre médiocre niveau de russe nous le permet. Elle finit par hausser les épaules et nous pointer la porte blindée. On s'en approche, même chose, elle s'ouvre avant qu'on puisse cogner. On rentre, à l'intérieur c'est un genre de bureau/compagnie qui n'a (en apparence) rien à voir avec l'université. On dit le nom du professeur à la première personne qu'on croise, même réaction, regard suspicieux et on nous montre la porte.
Troisième porte! On monte jusqu'au quatrième, étage vide qui semble en rénovation, on se promène, on fouille, on redescend par un autre escalier en essayant de garder notre calme contre le foutu corpus 5. Nouvel étage, même image: locaux en rénovation, même action:on fouine. Tout content, on voit un papier sur une porte qui dit en gros: "Corpus 5 faculté d'Histoire par là" On monte, on descend, on retombe sur l'étage bizarre avec la porte blindée et la porte de verre. Demi-tour, on remonte, on redescend, tourne à gauche, à droite, descend jusqu'au premier. Yé un garde, on espère qu'il va nous pouvoir nous aider. Je lui dis le nom du professeur, il nous répond de manière "polie " d'allez voir ailleurs...Même ritournelle: monte, descends, etc. ad nauseam. Ouvre une porte, le même garde amical qui ne nous trouve pas du tout sympathique, nous dit encore plus poliment de foutre le camp. Ce qu'on fait.
Marie-Hélène croit avoir entendu que l'entrée du Corpus 5 est à l'extérieur de l'enceinte alors on sort, marche arrive devant le Corpus 5 mais à l'extérieur première porte: Danger le garde affable est là. Tanné, essoufflé, je demande à Maylina "où est-ce qu'elle a vu que le local 424 était au Corpus 5?"
-"regarde c'est écrit sur le papier!"
-Où ça?!
-....
Elle a cru voir le Corpus 5 sur le papier alors que ce n'était visiblement pas le cas. Pour sa défense, ni Christina, ni Marie-Hélène, ni moi n’avons pris l'initiative de relire, ou contre vérifier ce qu'elle disait et surtout on s'est tous entêtés à trouver le foutu local.
Mort de rire, on prend une pause milk-shake. On décide de retourner au Corpus principal, se disant que le local du prof' doit bien y être. Quatrième étage, on se promène quelques secondes le temps de comprendre l'ordre des portes, seconde porte à droite! ENFIN! Le local 424!
mardi 14 septembre 2010
Premiers pas dans la ville!
Cet après-midi, j'ai joué les touristes! Au menu, Tverskaya ulitsa (une des grandes artères de Moscou) et Krasnaya Plochad' (La place Rouge).
Premièrement, Tverskaya, beaucoup de gens et d'autos, c'est une grande rue commerciale. Beaucoup de boutiques autant sur la rue qu'en dessous (les grandes rues qui en croise d'autres ont des traverses sous-terraines piétonières, avec des minuscules boutiques) Aucun magasinage a y faire pour ma part, ce n'est pas tellement touristique mais c'est très impressionnant comme artère (un peu comme la rue Collard à Alma... ;))
Au bout de la Tverskaya ulitsa se trouve la Place Rouge, LA place touristique de la ville. C'est très beau, autant la Cathédrale St-Basile que le Kremlin. Plusieurs photos évidemment (elles sont sur Facebook). J'ai aussi vu la levé de la garde devant la Flamme, c'est fou de voir des gardes marcher en levant la jambe à 90 degré...
Mes premiers pas dans la ville se sont bien déroulés et avec une récompense digne d'un roi à la fin:... Un sish taouk!!! En fait un Chawarma c'était D-É-L-I-C-I-E-U-X (pas mal meilleur que Chez Tony (pas mal moins cher d'ailleurs (3$)))
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